Vilain « Mascu » ! 

Rarement j’ai pu lire dans les médias tels que La Presse, Radio-Canada, Le Devoir, des voix fortes et réfléchies qui nous présentent un angle plus masculin sur divers enjeux sensibles de notre société. Pourtant chaque semaine on peut y lire nombre d’articles, chroniques et textes d’opinion sur la souffrance que vivent les femmes. Comme si la détresse ne pouvait être que féminine. Comme si, au Québec, les hommes d’aujourd’hui doivent se taire parce que jadis, c’était aux femmes de garder le silence.

Je suis étonné par la disproportion des publications féministes comparées à celles traitant de problématiques masculines dans ces trois grands médias. Même quand on parle de la violence des femmes, on termine le dossier en les présentant comme des victimes ayant eu des enfances difficiles.

Par exemple, Pascale Navarro, dans une récente chronique, pourfend The Red Pill, un film traitant justement de la souffrance des hommes. Francine Pelletier, quant à elle, traite abondamment de la culture du viol, ou même Judith Lussier fait fi des règles élémentaires de droit pour promouvoir le #OnVousCroit envers et contre toutes les apparences de mensonges. Des points de vue exclusivement de femmes sur des enjeux qui touchent tous les Québécois. Ou sont les voix masculines qui peuvent nuancer ce discours ?

Présence médiatique

À titre d’exemple, les cancers du sein et de la prostate sont des champions tueurs selon les sexes alors que le premier occulte complètement le second dans les médias. Pourtant un homme sur sept contre une femme sur neuf aura ce type de cancer et il tue davantage d’hommes que de femmes ou à tout le moins dans des proportions similaires. La santé des hommes serait-elle de moindre importance? Il n’existe peu ou pas de ressources pour les hommes en difficulté ou victimes d’abus. D’ailleurs, la souffrance des hommes est décrite de façon anecdotique dans les pages d’opinion alors qu’elle y est présentée comme généralisée chez les femmes. Hormis Sophie Durocher, aucune d’entre elles ne parlera de la détresse des hommes sans dire que celle des femmes est supérieure et/ou infiniment plus dramatique. On se retrouve dans une espèce de course à la victimisation, perdue d’avance par les hommes.

De plus, affirmer ne pas être féministe revient pratiquement à avouer qu’on a voté Trump aux élections américaines. Pour que le discours d’un homme soit crédible, il lui faut faire une profession de foi envers le féminisme sans le critiquer, sinon il se verra étiqueté comme réactionnaire de droite et misogyne. Pourtant, comment puis-je me réclamer d’un mouvement qui ne fait pas de place à l’autre? Comment puis-je trouver une place dans un mouvement qui tend à nier ou à minimiser des problématiques touchant particulièrement les hommes comme le suicide, l’itinérance, mort violente, etc.?

Au Québec, on finance la détresse des femmes à coup de millions et c’est un exemple pour le monde entier, mais pour les hommes, ce ne sont que quelques centaines de milliers de dollars obtenus 12 ans après le rapport Rondeau sur la santé des hommes. À sa sortie, ce rapport a d’ailleurs été dénigré et décrit comme une menace à l’obtention éventuelle de fonds par la Fédération des femmes du Québec et 14 autres organismes, dont le CALACS.

Au Québec, on finance la détresse des femmes à coup de millions et c’est un exemple pour le monde entier, mais pour les hommes, ce ne sont que quelques centaines de milliers de dollars obtenus 12 ans après le rapport Rondeau sur la santé des hommes. À sa sortie, ce rapport a d’ailleurs été dénigré et décrit comme une menace à l’obtention éventuelle de fonds par la Fédération des femmes du Québec et 14 autres organismes, dont le CALACS.

Cette négation de la souffrance masculine conduit à de la détresse, faute de moyens et services. Ainsi, les CALACS refusent d’accueillir les hommes victimes de violence sexuelle. Pourtant, ils sont financés par la population québécoise sans distinction. Cette détresse peut se transformer en désespoir, voire en violence et… l’homme continue alors d’être perçu comme l’agresseur, la femme comme la victime et le cycle continue.

On a besoin d’un autre discours, un discours plus inclusif qui fait place aux hommes au Québec, car je me reconnais de moins en moins dans ces médias. Pourtant, je suis loin d’être un « mascu » de droite, comme le dirait Judith Lussier. Il faut simplement ouvrir le dialogue plutôt que de perpétuer la confrontation et l’opposition entre les genres.

Je souhaite que mes deux garçons aient une voix qui milite pour un accès aux mêmes services que pour ma fille lorsqu’ils en auront besoin. Je souhaite qu’ils soient présumés innocents lorsqu’une femme portera de fausses accusations contre eux et je souhaite qu’ils puissent trouver refuge dans une maison d’hébergement avec mes petits-enfants si leurs conjointes se montrent violentes avec eux. Bref, je leur souhaite un #OnVousCroitAussi, tout comme on le ferait avec ma fille, sans distinction de genre.

Jean-François Guay, père de trois enfants

3 thoughts on “Vilain « Mascu » ! ”

  1. Vraiment excellent !

    Il est plus que temps que la voix de la raison se fasse entendre dans ce Québec sous l’emprise de ce qu’il faut nommer faute de mieux l’idéologie la  »Sharia féministe ». Au nom de tous les hommes floués par un système qui n’a de justice que le nom, mille fois merci !

  2. Jean-François,

    J’ai le triste regret de t’annoncer que le dialogue n’est pas le bienvenu! Lors de la première vague de la Commission perle-men-taire sur l’égalité des sexes la Ministre avait déclaré publiquement que les seuls points de vue qui l’intéressaient étaient les points de vue féministes. J’y suis allé présenter mon mémoire, comme d’autres d’ailleurs et ce fut une perte de temps et d’argent. Lors de la deuxième vague les groupes non féministes n’ont pas été acceptés, que des femmes. Certes il y eu une plainte aux droits de la personne mais en vain. Suite au Rapport Rondeau j’ai été rencontré le responsable du dossier à Québec, plein de promesses pas d’action. J’ai été patient et je suis revenu à la charge : : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201207/11/01-4542602-manque-daide-aux-hommes-en-difficulte.php

    J’ai encore attendu quelques années et j’ai refais une plainte écrite à la Protectrice des citoyens. Là, j’ai reçu une coup de téléphone me disant que j’avais fait une plainte similaire il y a quelques années et que ma nouvelle était donc rejetée. J’ai voulu connaître l’évolution du dossier mais la dame (qui était bête comme ses deux pieds) m’a refusé toutes infos concernant la dite plainte mais surtout son cheminement.

    La charia féministe est bien vivante au Québec, même Yvon Dallaire (: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201207/11/01-4542602-manque-daide-aux-hommes-en-difficulte.php) qui a fait le congrès Paroles d’Hommes n’a obtenu que des miettes pour un congrès international!

    Et pendant ce temps, comme tu sais le Vérificateur Général du Québec a visité des refuges et dans chacun d’eux il a trouvé des fraudes : : http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/fr_publications/fr_rapport-annuel/fr_2008-2009-T1/fr_Rapport2008-2009-T1-Chap03.pdf (Re; voir le volet communautaire)

    https://vimeo.com/745927

    https://vimeo.com/790290

    Et pourtant : Over 200 studies from organizations like the following have PROVEN DV is equal and NOT gender specific, and yet NOTHING IS DONE ABOUT DV AGAINST MEN (by the way, THIS IS A TINY SAMPLE FROM A 70 PAGE DOCUMENT FULL OF LINKS LIKE THESE).

    Men today face a similar battle women did long before spousal abuse was recognized, the idea of a silent population of stigmatized, abused husbands
    http://www.theglobeandmail.com/…/male…/article32874829/

    Harvard, (The Harvard study found that when violence was one-sided, meaning unprovoked, both men and the women themselves who took the study said 70% OF THE TIME IT WAS THE WOMEN WHO COMMITTED VIOLENCE AGAINST THE MEN.)
    http://newscastmedia.com/harvard_study.htm
    http://www.health.harvard.edu/…/In_Brief_Domestic…

    National Coalition Against Domestic Violence (1 in 4 men have been physically abused (slapped, pushed, shoved) by an intimate partner),
    http://www.ncadv.org/…/Male%20Victims%20of%20Intimate…

    CanLan Canada – 65% of Women Reported That They Regularly Hit Their Husbands. Women are the Killers and Abusers in Canada. Statistics Canada (In 2014, equal proportions of men and women reported being victims of spousal violence during the preceding 5 years, 4%, respectively)
    http://www.canlaw.com/your-legal-rights/whokills.htm

    More than 650,000 men said they suffered domestic abuse over the last year as gap between number of male and female victims falls to record low
    http://www.dailymail.co.uk/…/More-650-000-men-said…

    Researcher: What Happens When Abused Men Call Domestic Violence Hotlines and Shelters?
    They laughed at me and told me I must have done something to deserve it if it happened at all.
    They told me women don’t commit domestic violence — it must have been my fault.
    https://nationalparentsorganization.org/…/3977…

    Intimate Partner Violence
    Nearly 3 out of 4 Americans personally know someone who is or has been a victim of intimate partner violence.
    As many as 1 in 5 couples in the United States experience at least 1 episode of partner-to-partner violence.
    It is estimated that in this country, a woman is severely assaulted by her male partner every 15 seconds, and a man is severely assaulted by his female partner every 14.6 seconds.
    https://archive.is/JYPvr#selection-1523.0-1573.80

    http://relatingtomen.com/…/forced-silence-documentary…/

    : http://www.lejdd.fr/Societe/Violences-conjugales-Maxime-Gaget-un-homme-battu-par-sa-femme-raconte-son-calvaire-717618

    C’est trop gros même pour faire semblant que ça n’existe pas, surtout à Radio-Canada : http://blogues.radio-canada.ca/ombudsman/files/2013/01/R%C3%A9vision-Statistiques-violence-conjugale.pdf

    https://www.youtube.com/watch?v=JiodTwHOPi4

    https://www.youtube.com/watch?v=_U2HPkCB_I4

    https://www.youtube.com/watch?v=FzlnEQHipCg

    https://www.youtube.com/watch?v=sbLEScMo1Y0

    Il y a quasi 20 ans j’avais dit que rien ne changerait tant que les femmes se mettent  »de not bord »! Et, et c’est mon seul espoir, de plus en plus de femmes, encore trop peu, osent contredire les instances gouvernementales, la F.F.Q., le CSF, les CALAC, bref toute cette mafia féministe en lobby sans permis qui est la seule a bénéficier des deniers publics ou presque.

    On a besoin d’un  »heforshe » car seulement les femmes ont accès à l’écoute à presque tous les niveaux.

    Et pendant ce temps les gars sont de moins en moins éduqués mais il y a tout de même un côté positif à cette injustice sociale car l’éducation maintenant c’est l’opposé de ce que le mot décrit. C’est un lavage de cerveau qui tue la pensé libre. Le grand antagonisme de l’évolution humaine. Aussi réfractaire le milieu universitaire en particulier est envers les hommes (et les femmes), il s’est auto condamné à sa propre destruction! Il tente tuer la libre expression, de criminaliser les non-femmes et gaspille son argent en Cour où il perd toutes ces causes:http://www.washingtonexaminer.com/federal-judge-rebukes-lack-of-due-process-in-campus-sex-assault-procedures/article/2587405 Ça fait pas penser à de vieux régimes des pays de l’est ça?

    Du totalitarisme qui tout en prétendant libérer la femme lui dicte le comment penser, agir. Qui choisit prends pire. Cette nouvelle religions en est une de haine, pas juste de misandrie car elles n’aime pas les femmes plus. L’état est en guerre civile contre la moitié des non-femmes de sa population. Ça fait des lunes que j’ai proposé un Ministère à la condition humaine…

    La grande majorité des femmes ne s’identifie pas au féminisme mais bien à l’humanisme, que j’ai hâte de les entendre sur la place public!

    Mais comme tout régime totalitaire, l’invitation à la discussion demeure lettre morte…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *