La carpette !

…ou le « chantage » féministe

Il faut du courage, voire de l’inconscience pour oser défier le courant idéologique des rien-pensantes post #metoo. Le chanteur Louis-Jean Cormier vient d’en faire les frais. Et avant d’être gilbert-sicottisé (néologisme signifiant être crucifié publiquement pour avoir froissé quelques âmes fragiles), il a fait acte de contrition, puis s’est prosterné, la queue bien enfouie entre les deux jambes devant le lobby féministe avant de s’émasculer complètement en se traitant de « mononc débile et arriéré ».

Le débat est clos, maintenant tous ceux qui osent penser que l’art doit primer sur le sexe duquel il provient sont des « mononc débile et arriéré » dont je fais partie. Mais contrairement à Cormier, je ne consens pas à passer par un camp de rééducation féministe et je me tiens debout en affirmant mon profond désaccord avec la parité 50/50 dans les arts.

En effet, le demeuré que je suis est allé voir Katherine Levac récemment. Pas parce que c’est une femme, non… simplement parce qu’elle est drôle ! Bin oui, moi, quand je veux rire, je me fous de savoir si c’est une personne possédant un vagin ou un pénis qui pousse les jokes. Tant que c’est intelligent et que c’est drôle.

Et devinez quoi, c’est exactement ce que Katherine Levac a répondu à Guy A. Lepage lorsqu’il lui a demandé ce que ça prenait à une femme pour être humoriste… « Être drôle ». That’s it, case closed.

Les femmes, ces incapables !

À force de répéter que les femmes ont besoin de quotas, de subventions, de discrimination positive, on en fait des incapables, ou pire, des personnes ayant un handicap qu’il faut prendre en charge.

À quand la rampe spéciale pour les femmes à l’entrée des immeubles pour les aider à franchir une porte ?

Bientôt, Céline Dion, Ariane Moffat, Klô Pelgag monteront sur les plus grandes scènes des festivals non pas à cause de leur immense talent et de leur succès, mais parce que ce sont des femmes. Quelle insulte à leur art que de les voir réduites à des assistées sociales de la musique.

À ce que je sache, c’est une femme qui, à ce jour, détient le record québécois d’assistance lors d’un concert. Diane Dufresne est en effet la seule artiste à avoir accompli l’exploit de remplir le stade olympique lors de son spectacle Magie rose. Et elle l’a fait sans quotas, avec pour seule alliée sa folie, son audace et sa détermination, ce qui la place parmi les U2 et Pink Floyd de ce monde.

Aujourd’hui on réclame des quotas afin de pouvoir prendre une place avec son sexe plutôt que de s’imposer par son talent. C’est ça le nouveau féminisme?

« On ne veut plus d’art. On veut de la vertu. Nous vivons dans la rectitude artistique, dans l’artistiquement correct », écrivait un internaute sur sa page Facebook en réaction aux excuses de Cormier.

Et qui veut rééduquer Louis-Jean Cormier? Une chanteuse dont je n’avais jamais entendu parlé, ni entendu la musique, mais qui reproche aux hommes blancs privilégiés de ne pas lui faire de la place au Festival d’été de Québec. Des fois que ce serait trop difficile de faire comme Céline et compagnie et travailler fort pour la mériter cette foutue place !

Ma fille est dans le milieu de la chanson et je l’élève de façon à ce qu’elle prenne sa place au lieu de la réclamer. J’ose espérer que si elle perce un jour dans ce milieu, ce ne sera pas à cause d’un quota mais bel et bien grâce à son talent.

Les pleutres québécois

Où sont les hommes publics québécois qui osent confronter les récriminations parfois douteuses de certaines féministes? Qui osent se dresser face au rouleau compresseur #metoo qui oblige tous les hommes à se sentir coupables parce que Gilbert Rozon aurait embrassé de force Pénélope McQuade?

Les agissements allégués de Rozon, s’ils s’avèrent véridiques sont inacceptables, mais il de mise de culpabiliser par association les hommes pour leur enlever tout droit de remettre en question la moindre parole ou action de femme de crainte d’être vu comme un supporter de Weinstein?

Comment se fait-il que des hommes tranquilles, respectueux, aimants, attentionnés soient continuellement obligés de s’excuser de vivre?

George W. Bush avait dit : « Vous êtes avec nous ou contre nous », lors de son discours sur l’état de l’Union suivant le 11 septembre 2001. Le féminisme actuel l’a bien fait comprendre aux hommes québécois et hormis Richard Martineau, il s’en trouve bien peu pour critiquer et dénoncer certaines dérives du discours féministe actuel. « Sinon, vous êtes contre nous » !

Louis-Jean Cormier est le parfait exemple de la mollesse de l’homme québécois qui courbe l’échine en disant « oui madame » de crainte d’être gilbert-sicottisé.

Vous savez, on se lasse vite des carpettes sur lesquelles on s’essuie les pieds.

Est-ce vraiment le genre d’hommes dont vous rêvez mesdames ? Un mâle qui est d’accord avec tout ce que vous dites et tout ce que vous faites sans jamais oser vous remettre en question?

Moi je préfère les femmes fortes qui me tiennent tête et qui me permettent d’évoluer dans la vie plutôt que de me donner l’illusion que je trône au sommet.

 

 

 

 

 

3 commentaires sur “La carpette !”

  1. C’est triste à voir. Le pauvre gars y’a pas vraiment fait de tort à personne.
    Ce qui importe pour les promoteurs c’est d’attirer les foules et que leur clientèle en ait pour leur argent pour qu’ils reviennent. Pas plus compliqué que ça. Je suis certain que si ces promoteurs pouvait générer autant de profits pour le même prix avec un plus gros ratio d’artistes féministes engagées ils le feraient .
    Y’a plus de femmes qui vont voir les rockstars masculin que les artistes féministes engagées, que veux-tu que je te dise. Pis en plus les femmes y vont avec leurs chums,maris et amis de tout sexe pis y’a personne qui en fait de cas. Le plus grand publique possible, c’est plus « winner » quand on fait un festival.

  2. Le lobby féministe en est là où est le mouvement lgbt, ils ont pris le contrôle de l’agenda. Si tu critiques ou émet une idée contraire, tu te fais taper sur la tête, ils sont cloîtrés dans leurs idées.

  3. Il faut arrêter de s’aplanventrir devant ces lobbys qui ne représentent vraiment pas la majorité des femmes ou des LGBT. Je suis gay et je ne me reconnais vraiment pas dans cette mouvance de la bien pensante qui veut gérer nos vies selon leur modèle. Il faut avoir plus de couilles et résister et dénoncer ces terroristes de la pensée.

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