Le terrorisme d’opinion

Un climat malsain sévit en humour au Québec. Est-ce un passage nécessaire pour la fin de cette thérapie de groupe #moiaussi ? Possible. Par contre, je ressens un profond agacement face à l’idéologie qui disqualifie toute une classe de la population québécoise en l’étiquetant inapte à s’exprimer sur l’enjeu des agressions sexuelles.

En effet, il appert que moi, tout comme mes fils et celui de ma blonde, nous faisons partie de la pire caste qui soit en Occident, soit : l’homme-blanc-hétérosexuel. Heureusement ma fille y échappe. Selon ce courant de pensée, mon appartenance à cette horde de privilégiés et d’oppresseurs issue du patriarcat m’enlève toute crédibilité pour parler d’égalité des sexes, de culture du viol, d’agression, de justice et surtout d’injustice.

Pour paraphraser le subtil Guillaume Wagner, porte-étendard des opprimés : « Quand tu es un homme blanc et que tu te plains, ça revient à te plaindre que tu as trop de monde dans ta piscine creusée. » Wagner a d’ailleurs attaqué Guy Nantel lui reprochant de se draper dans le « second degré » de l’humour pour justifier ses blagues sur la culture du viol. Monsieur Wagner est aussi l’humoriste qui traitait Marie-Hélène Thibert de « grosse laide » dans ses shows. Très deuxième niveau ce champion défenseur des victimes !

Après Serge Postigo, voilà que Guy Nantel, un homme blanc lui aussi, est pris à partie par ce diktat des « rien-pensants » avec son nouveau one-man-show « Droits et libertés ». Et de qui vient l’attaque ? De la suprême victime en chef autoproclamée du Québec, nulle autre qu’Alice Paquet. Elle y dénonce « la misogynie éhontée de Nantel ». Or l’humoriste aura beau crier sur tous les toits qu’il dénonce lui aussi les agressions sexuelles et la culture du viol à sa façon, ON NE LE CROIRA PAS. Il fait partie de cette caste d’oppresseurs qui n’a pas droit de parole en la matière parce qu’il n’est pas issu d’une classe de victimes (femme, noir, musulman, gai, transgenre, etc.) établie par les féministes intersectionnelles.

Je vais le répéter dans chacun de mes billets, Mme Paquet prétend être victime d’un crime qui, selon la police et le DPCP, n’a pas été commis.

Bourreau-Victime

Il m’apparaît de plus en plus évident que Madame Paquet sert de fer de lance (peut-être malgré elle) à ces idéologues néo-féministes qui voient en tous les hommes des bourreaux agresseurs. Tout homme ne faisant pas sa profession de foi envers cette victimisation inconditionnelle des femmes se verra discrédité, voire traiter de vilain masculiniste. En appliquant ainsi la Loi de Godwin, principe selon lequel « plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. », certaines militantes féministes prennent en otage le débat et ne font que monter davantage les hommes contre les femmes en les muselant sur un sujet qui devrait être la source d’un débat constructif.

Cette hargne envers l’homme blanc, nourrie par un besoin viscéral de le dépeindre en agresseur, est la base même de la survie de l’idéologie des féministes intersectionnelles (celle des CALACS), car sans bourreau, point de victime. En désignant les hommes, comme l’éternelle menace, on peut museler toute critique venant de sa part. « T’es pas une femme, tu ne sais pas ce que c’est d’être une victime. » Voilà, c’est réglé! Et si les chiffres officiels parlent d’un homme sur sept, VICTIME de violence conjugale, ce n’est pas grave : les hommes restent des bourreaux et ne peuvent en aucun cas obtenir «l’autre» statut dont on garde jalousement l’exclusivité.

Pourtant, en regardant de près les insultes proférées à l’endroit de Safia Nolin à l’occasion du dernier Gala de l’ADISQ, la grande majorité de celles-ci proviennent de… femmes, dont certains des propos parmi les plus violents. Au collège de ma fille, une professeure me confiait que « bitch-salope-pute » font partie du vocabulaire courant des filles… entre elles !

« Rire c’est dénoncer »

Si nous revenions à l’humour, car Judith Lussier s’est récemment lancée dans le débat en s’associant à un spectacle intitulé « F*ck la culture du viol ». Madame Lussier fait même le sujet d’un article dans La Presse. Malaise ? Pas du tout.

« Il n’y a personne qui aime se voir en victime, c’est comme revivre le drame à nouveau. Rire redonne une forme de contrôle sur une situation. C’est pas parce qu’on rit d’une agression qu’on la prend à la légère. » — Judith Lussier

La jeune militante féministe parle ainsi d’une question de contexte. Puis elle ajoute : « Rire de quelque chose, c’est dénoncer une situation, c’est dire : voyons, ça n’a pas de bon sens ! »

Oui, l’humour sert à dénoncer, mais visiblement, Alice Paquet trouve cela moins drôle lorsque la critique vient d’UN humoriste plutôt que d’UNE…

Selon Madame Paquet et sa clique, il n’y aurait qu’une seule façon de dénoncer les choses : la sienne, celle des femmes. Ou celles des hommes qui auront prêté allégeance à l’idéologie qu’elles partagent.

Où sont les détractrices de Madame Lussier? Pourtant, elle se moque, à sa manière, des victimes d’agression sexuelle.

Je ne compte plus les fois où je me suis fait traiter de masculiniste simplement parce que je dénonçais, non seulement toute forme d’abus envers les femmes, mais aussi celles envers les hommes, comme dans le cas des accusations contre Éric Salvail. Aux yeux des militantes intersectionnelles, il est inconcevable de ne pas systématiquement souligner en caractères gras et rouges que les femmes sont davantage victimes que les hommes.

Si les blagues de Monsieur Nantel sont mauvaises, son show ne lèvera pas et les gens cesseront d’y aller. Terminé. Out!  Ce n’est pas en traitant l’humoriste de misogyne sur Facebook (sans aller voir le spectacle) et en sortant ses blagues de leur contexte qu’on le fera taire, bien au contraire. Cela fait des années que l’humour de Nantel « varlope » tout ce qui bouge et personne ne s’en est vraiment plaint jusqu’à maintenant.

On a beau être de gauche, aux côtés d’une féministe intersectionnelle, on sera toujours à sa droite.

L’important demeure de dénoncer les abuseurs, qu’ils soient chef cuisinier, vedette de la télé, ou propriétaire d’empire médiatique, sans perdre de vue qu’en rendant notre démarche publique, celle-ci s’expose à la critique. Quand on ne vaut pas une risée…

 

29 thoughts on “Le terrorisme d’opinion”

  1. Ton texte est une honte. Tu dois vraiment faire tes classes pour comprendre que l’absence de poursuites criminelles contre les agresseurs sexuels en signifie pas qu’il n’y a pas eu d’agression sexuelle. Même les juges sont d’accord avec ceci. Le barreau du Québec tente de trouver des solutions à ce problème.Tu blâmes les victimes. Dégoutant.

    1. Votre commentaire révèle malheureusement un manque profond de connaissances pour y voir un quelconque lien avec le blâme aux victimes. C’est écrit NUL PART dans le texte. Par contre, je me souviens très bien que le DPCP a été on ne peut plus claire à l’effet qu’aucun crime n’avait été commis. Ce qui n’exclut pas que Mme Paquet et M. Sklavounos ont eu un différent, mais deux instances indépendante ont jugé qu’il ne s’agissait pas d’une infraction au code criminel. Affirmer qu’elle a été agressée relève de la spéculation que je ne veux pas faire. Je n’étais pas dans cette chambre et je n’ai pas à juger. Vous, par contre, vous le faites. Tant mieux. Alice Paquet a trop menti pour que je lui prête la moindre crédibilité. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne souffre pas de sa rencontre avec M. Sklavounos.

      Vous prenez une phrase pour qualifier un commentaire qui porte sur la différence qu’on donne au traitement de l’humour d’un homme par rapport à une femme.

      C’est mince comme argument et c’est hors sujet.

      1. Le pourcentage d’accusation d’agression sexuelle qui mène à des poursuite est minime. C’est dur d’avoir des preuves dans les cas d’agressions sexuelles. Les victimes mettent un temps immense souvent à dénoncer, plusieurs agressions ne laisse pas de marques ni de preuves. Pour autant, est-ce que des milliers d’hommes et de femmes sont des menteurs? Non, c’est juste un problème réel pour lequel, il n’y a actuellement pas de solution. Vous devriez faire attention aux préjugés que vous véhiculez. Vous semblez parler de quelque chose dont vous ne connaissez pas grand chose.

        1. Tout à fait. Il est très difficile de prouver ce genre de crime. Encore plus lorsque nous sommes dans des zones de gris où le conscentement est plus ou moins clair. En fait, une certaine forme de justice réparatrice qui permettrait aux victimes et agresseurs(es) présumés de guérir plutôt que de punir. Il faut toujours éviter de condamner des innocents tout en aidant à guérir le maximum de victimes. Beaucoup de pas restent à faire en ce sens.

          1. Je ne pense pas qu’il existait une zone grise lorsque mon père me touchait la nuit pendant des années.
            La plupart des victimes subissent ces actes de violences de la part d’un proche, d’une personne de l’entourage.
            Parfois, peut-être vaut-il mieux écouter les personnes qui sont concernées par cette problématique que de se soucier d’une certaine présomption d’innocence.

            Nous et nos années de silence, on aimerait enfin qu’on nous écoute.

            C’est si simple, apprendre à écouter.

            Justement, si certains cas devraient se régler « entre adultes », peut-être qu’il y a un lot de stéréotypes violents qui circulent sur les victimes et qui les soumettent à se responsabiliser ELLES quand cela devrait plutôt être évident : non, c’est non. Me semble quen tant qu’adultes, on ne devrait pas à voir à régler ce genre de choses… On devrait être éduquer en ce sens : comprendre le consentement.

          2. Vous avez raison, votre histoire n’a rien d’une zone grise et aucune victime de ce genre d’agression ne devrait à vivre la moindre culpabilité. Il ne devrait même pas y avoir la notion de « consentement » dans votre situation. C’est simplement inacceptable comme comportement. Point.

        2. Vous avez raison, c’est très complexe ce genre d’accusation. Je connais une personne dont la soeur travaille dans une équipe d’enquête spécialisée en agression sexuelle. Elle me raconte que certains cas sont déchirants et tristes à en pleurer. Par contre, toujours selon elle, dans près de la moitié des cas ce sont des plaintes frivoles qui devraient se régler entre adultes et non devant le tribunal.

          Savoir écouter, recevoir, poursuivre et réparer… sans condamner des innocents. Beau défi !

  2. Excellent texte. Par contre une femme peut être pris en grippe aussi quand on est pas « la bonne sorte » de féministe. Et étant aussi masculiniste (parce qu’il y a des enjeux qui concernent les hommes et qui méritent d’être adressés tout autant que ceux qui concernent les femmes) je suis pas très populaire avec cette sorte de militantes.. Faut pas se porter à la défense des hommes, faut pas décrier l’attitude victimisante du « féminisme émotif » en y confrontant des arguments rationnels.
    Pis oui je me suis fait dire que je suis de la droite! Marrant!!!

    1. C’est pour cela que je parle du néo-féminisme intersectionnel. Ces femmes-là se contredisent dans leurs arguments. Elles fustigent Guy Nantel de s’attaquer « aux faibles ». Or, je croyais que le féminisme voulait justement une égalité dans les sexe, pas un fort et un faible. Beau recul pour les femmes que cette idéologie.

      1. « Ces femmes-là » ne disent tout de même pas qu’on ne doit pas s’attaquer aux femmes. Le sexe n’est pas ce qui crée la faiblesse, on est faible quand son adversaire est plus puissant. Personnellement, je n’aime pas les jokes sur les pauvres et même si on a le droit de rire de tout le monde, on devrait être plus respectueux des gens qui souffrent. J’en fait pas une loi non plus mais un principe.

        1. Mon commentaire fait suite à ceci trouvé sur un blogue d’extrême gauche : Les handicapés, les femmes. Qui seront les prochains? Les Noirs? As-tu pensé à te faire un black face dans ton prochain show mon Guy? Ou une bonne blague d’esclavage? Les femmes voilées peut-être? Ou pourquoi pas les gays? Une petite craque de sexe anal, me semble que ça fait oublier la semaine au bureau ça non?

          On n’a pu le goût de vous expliquer patiemment pourquoi c’est pas drôle, cracher sur les plus faibles, même en «joke».

          Personnellement, je ne vois pas les femmes comme des « faibles ». Au contraire. Les femmes québécoises sont parmi les plus fortes au monde et notre société est parmi les plus avancée en matière d’égalité.

          Dire que les femmes ou les minorités visibles sont des « faites » et donc, les épargner de tout genre d’humour, revient, quant à moi, à du racisme et du sexisme.

    2. Tout à fait d’accord avec les propos de cet article tout comme avec ce que vous dites Mme St-Pierre. Ne pas faire partie de cette « clique » de féministes intégristes enragées et oser dire qu’il y a 2 côtés à la médaille c’est risquer, au mieux, des commentaires acerbes, au pire, du véritable harcèlement. Et ce sont les premières a revendiquer la libération de la parole alors qu’elle nous brime dans notre liberté d’expression. Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas si dramatique. J’ai l’impression de voir actuellement un « remake » des sorcières de Salem. Plus question de présomption d’innocence. Lynchage publique et tout ce qui vient avec. C’est juste … hallucinant !

  3. moi quand je lis des feministes qui parle en mon nom j’ai honte les personnes qui ont le plus commenter mes seins et qui ma tripoter etait une femme je suis une femme forte et j’adore l’humour noir et oui je rit a des blagues degueulasse pi non je suis pas une mauvaise personne prc je fais la difference entre la vraie et une blague jai limpression detre la seule au monde qui a jamais ete offusquer par une blague d’humouriste

    1. Bonjour,
      Ce billet excite autant les misogynes que les misandres, ce qui est déplorable. Le but est de mettre en lumière que Judith Lussier fait l’objet d’un article dans LaPresse pour « F*ck la culture du viol » et Guy Nantes se voit traiter de misogyne pour des blagues sur le même thème.

      Il serait temps que collectivement on « s’excite » moins et qu’on pense à mieux vivre ensemble. 😉

      1. Le problème, ce ne sont pas le thème, c’est le manque cruelle de respect de Guy Nantel envers une personne. On peut très bien parler de la culture du viol sans l’encourager, sans dénigrer une personne. Guy ne dénonce pas quand il parle du cas de la jeune femme, il encourage des préjugés vieux comme le monde… C’est totalement différent. Le spectacle « Fuck la culture du viol » n’attaque personne et il sert à faire avancer les mentalités, pas les tenir par en arrière.

        1. Êtes-vous allée aux deux spectacles ? Ce que je reproche aux gens c’est de pourfendre l’un et pas l’autre sans avoir mis les blagues dans leur contexte. Yvon Deschamps faisait blagues très dures sur les femmes et les noirs à l’époque. C’était sa façon de dénoncer le sexisme et le racisme en nous renvoyant une image peu flatteuse de nos préjugés. Guy Nantel prétend faire cet humour. Laissons au public d’en décider et non une femme qui crie avoir été agressée et qui n’a pas vu le spectacle. Je fais aussi allusion à comment il facile de catégoriser les hommes de misogynes alors que certaines femmes le sont parfois davantage. Ce que Judith Lussier a d’ailleurs souligné dans une chronique, mais blâmant ultimement les hommes. On ne s’en sort pas. 😉

          1. J’ai vue le spectacle, mais vous l’avez vous vue? Yvon Deschamps dénonçait, brassait la cabane. Guy Nantel, dans ce cas-ci ne fait qu’aider à faire reculer les mentalités. Ce n’est pas son but, mais c’est le résultat. En fait, son but, c’est pas clair. Et la femme qui crie avoir été agressé est la seule dont l’opinion devrait compté sur cette « blague ». Yvon Deschamps n’attaquait personne, il exacerbait les préjugés et son humour n’avait pas besoin d’attaquer personnellement quelqu’un, il s’en passait pour attaquer nos préjugés. Ce n’est pas la même chose, ni le même humour. La femme qui « crie avoir été agressé » est avant tout un être humain, une jeune femme. Et c’est de manquer d’humanité de ne pas la considérer comme tel. Le sexisme est un beau sujet, mais me semble n’avoir pas de rapport avec ce que je reproche. Judith Lussier a écrit un statut très intéressant d’ailleurs, sur lequel, je crois, vous devriez réfléchir : « Guy Nantel reproche à Alice Paquet de critiquer son spectacle sans y avoir assisté. C’est vrai, hein, que c’est poche de se faire juger par quelqu’un qui n’était pas témoin des événements… »

          2. Madame Paquet s’est exposée publiquement en faisant une tournée de médias, en s’affichant avec Manon Massé et on connait la suite. Elle est devenue publique et prête flanc à la parodie avec ses nombreux mensonges, ne lui en déplaise. Personnellement, je trouve qu’elle a nuit à la cause des agressions sexuelles en renforçant la perception qu’il y a bien des victimes qui mentent. Quant à l’humour de Guy Nantel que vous jugez mauvais, vous n’êtes pas obligée d’y adhérer. Moi non plus d’ailleurs, mais de là à le traiter de misogyne-sexiste-anti-féministe, et j’en passe… là, je trouve que ça ressemble davantage à une tentative de censure de la part d’un groupe que de la critique. Comme je l’ai écrit, si son spectacle est mauvais, les gens n’iront pas et il rentrera chez lui. That’s it.

    2. je vous rassure c’est juste que je suis du bord des deux jme bat pour les gars et pour les filles mais il a certaines chose que je suis pas d’accord avec les feministes mais j’aime pas qu’on me dise non plus quoi aimer ou ecouter comme humour je crois pas que guy est assez cave pour defendre le viol si oui alors oui je le defendrais pas

  4. Totalement en accord avec votre article.

    À chaque fois qu’un « homme-blanc-hétérosexuel » fait un commentaire à ce sujet, il se sent automatiquement le besoin de commencer tout message en s’excusant d’être « homme-blanc-hétérosexuel » et contre les abus (alors que c’est nécessairement trivial), au risque d’être systématiquement exclu et rejeté de la discussion.

    Il ne faut pas oublier que même si c’est un processus difficile, long et ardu pour un individu de dénoncer un abus, une fois que c’est fait, l’opinion publique est derrière cette personne, *quelqu’en soit* le verdict.

    Si par malheur, l’accusé est « homme-blanc-hétérosexuel » ET *faussement* accusé, une vie vient d’être DÉTRUITE. Une fois l’opinion publique cristallisée, vous êtes étiqueté à vie, même si vous êtes innocent.

    Une simple allégation d’une étudiante envers un enseignant, une simple allégation d’une employée envers son patron, une simple allégation de *qui que ce soit* envers un « homme-blanc-hétérosexuel » vous entraîne inexorablement dans une spirale d’autodestruction qui va durer des années.

    Beaucoup de gens se plaignent des inégalités sociales.

    Est-ce que les « hommes-blancs-hétérosexuels » possèdent l’égalité des chances?

    Poser la question, c’est y répondre. Malheureusement, comme une majorité de personnes restent au premier niveau d’analyse et que cette majorité ne va pas voir plus loin que les grandes lignes des nouvelles ou de l’opinion des médias sociaux (dont le niveau d’analyse n’est pas plus glorieux dans les deux cas), je réponds à ma question par : NON.

  5. Les sujets que vous abordez, monsieur, sont très complexes. J’aimerais m’attarder sur un aspect de votre réflexion, que je trouve très intéressante par ailleurs. Si les féministes se montrent aussi réticentes à ce que l’on compare la violence faite aux hommes à celle faite aux femmes, c’est qu’elle résulte de phénomènes très différents. La violence faite aux femmes est structurelle i.e. qu’elle s’inscrit dans une société patriarcale, à savoir une société où le pouvoir est encore entre les mains des hommes, une société où les petits garçons et les petites filles ne sont pas éduqués de la même façon ni soumis aux mêmes règles, stéréotypes et pressions. Je suis consciente que les hommes vivent également des contraintes dans nos sociétés, leurs problèmes de santé en témoignent, mais jusqu’à preuve du contraire, ils mènent le monde et il leur revient de dénoncer leurs sources d’oppression. Mais j’ai la nette impression que, malgré les « désagréments » reliés à la condition masculine, les hommes en tirent encore trop d’avantages pour se rebeller contre l’ordre établi. Cela dit, les femmes violentes ne sont pas les produits d’une culture dominante qui exacerberait leur agressivité, au contraire. Elles sont encore formatées pour subir, plaire, être aimées et désirables. Il faut que cela change aussi. Il faut qu’elles apprennent à s’affirmer, à prendre leur bonheur et leur vie en mains. Et s’il faut dénoncer les comportements violents des femmes concernées avec vigueur, il ne faut pas oublier qu’ils découlent principalement de problèmes personnels et/ou comportementaux. Cela ne les excuse pas. Toutefois, si la violence des unes et des autres peut avoir l’air semblable dans ses manifestations, elle n’a pas les mêmes fondements ni la même envergure. Les causes et les solutions sont donc différentes.

    1. Selon statistique Canada, un nombre équivalent d’hommes et femmes se disent victimes de violence conjugale. Évidemment, le violence des hommes s’exprime de façon plus grave physiquement. Oubliez-vous tous ces jeunes garçons victimes des prêtres dans les pensionnats à la fin du siècle dernier ? La société québécoise est toute sauf patriarcale. Nous sommes bel et bien dans un matriarcat social et communautaire où les femmes ont énormément de pouvoir. Peut-être pas dans certains C.A. de grosse compagnies, mais dans le quotidien des familles québécoise, c’est souvent la femme qui décide et gère. Mais ce n’est pas le propos de mon article.

      Il faut cesser de créer des classes de victimes comme le fait le féminisme intersectionnel. Même si les hommes sont en grande majorité les agresseurs, ils font des victimes chez les femmes et chez les hommes. Pourquoi les CALACS (financé avec nos taxes) refusent-ils de prendre en charge les hommes sous peine d’expulsion du réseau ? Nous sommes loin d’une société solidaire. Ce sectarisme ne donne n’apporte rien de bon, sinon davantage de division entre les sexes.

      Mais encore là, ce n’est pas le propos de mon article.;)

      1. En effet, il y a autant d’hommes que de femmes victimes de violence. Les hommes ne dénoncent pas. j’en sais quelques chose parce que j’ai eu un collègue qui fut victime pendant des années de violence conjugale et qui n’osait pas en parler parce que les policiers lui avaient dit « ben voyons donc mon homme … ta femme est maigre comme un piquet ». Les ressources pour les hommes sont quasi inexistante. Nous sommes loin d’une société solidaire dites vous ? Je dirais que nous sommes loin d’une société égalitaire.

  6. Très bon article, je commence à avoir honte d’être un homme blanc, merci de me rassurer. Malheureusement certaines personnes mélangent le fait de condamner le fait d’être un homme blanc et la culture du viol. Vous n’en faite pas mention dans votre texte mais certaines sont offusquées et c’est dommage. Peut-on dire que les hommes blancs sont condamnés plus facilement et être contre la culture du viol, ça va bien ces 2 affirmations dans la même phrase, elles ne sont pas contradictoire. Je suis le premier à être d’accord pour l’égalité des sexes, mais n’utilisez pas cet argument pour nous rendre inférieur à vous.

  7. Tiens, tiens…encore un cas où je dois citer Edmond Wells et sa fameuse phrase:
    Entre ce que je pense,
    Ce que je veux dire,
    Ce que je crois dire,
    Ce que je dis,
    Ce que vous avez envie d’entendre,
    Ce que vous croyez entendre,
    Ce que vous entendez,
    Ce que vous avez envie de comprendre,
    Ce que vous comprenez
    Il y a 10 possibilités que l’on ait de la difficulté à communiquer.

    Il y a donc une grande marge entre ce qui sort de la bouche de l’humoriste et ce que les gens en comprennent. L’humain est complexe et tous et chacun sont différent. Personne n’a de contrôle sur la réception du message. Seuls les récepteurs ont le pouvoir de l’interpréter comme ils veulent. La liberté d’expression a son revers: l’interprétation. Personne ne se penche sur ce que Nantel veut dire ou pense par son gag (ce qui peut être deux choses différentes) mais, certains vont y voir une atteinte, d’autres, une vérité et plusieurs, une blague crue. Si quelqu’un me dit qu’à chaque fois qu’il parle, il est capable d’évaluer tous les facteurs cités dans la phrase d’Edmond Wells, j’aimerais bien le rencontrer et comprendre sa façon de faire. Est-ce que c’est toujours à l’émetteur du message de s’excuser de la portée de son propos ou Est-ce quelque fois, au récepteur du message de prendre le contexte, l’individu et l’intention en ligne de compte dans sa réception.

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